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Prospection téléphonique : le replay publié par la CNIL en octobre aide à revoir les campagnes de novembre

Casque et téléphone sur un bureau lumineux

Les équipes commerciales préparent leurs campagnes de fin d’année dans un cadre qui a changé cet été. Le 19 octobre, la CNIL a mis en avant la rediffusion d’un webinaire commun avec la DGCCRF sur la prospection téléphonique. Pour les entreprises qui utilisent encore d’anciens fichiers ou d’anciens scripts, cette ressource arrive à un moment utile.

Le sujet ne se résume pas à ajouter une phrase au début d’un appel. Il concerne la manière dont les contacts sont sélectionnés, les choix des personnes conservés et les opérations organisées entre le donneur d’ordre et ses prestataires.

Un rappel sur le régime entré en vigueur en août

La publication de la CNIL du 19 octobre 2026 renvoie au webinaire organisé le 24 septembre. Elle rappelle que, depuis le 11 août 2026, la sollicitation téléphonique d’un consommateur nécessite en principe son consentement, avec d’autres règles à respecter et certaines exceptions. Le contenu proposé vise précisément à expliquer le recueil du consentement et le fonctionnement du nouveau régime.

Cette ressource officielle doit être consultée pour examiner les situations concrètes. Une entreprise ne devrait pas déduire d’un article général que tous ses appels relèvent d’une exception ou qu’un fichier ancien reste utilisable sans vérification.

La date mérite aussi d’être retenue : le replay publié en octobre explique une évolution déjà entrée en vigueur. Ce n’est pas une règle future que les équipes pourraient repousser à l’année suivante dans leur organisation.

Reconstituer le parcours avant de relancer un fichier

Le point de départ est souvent une liste de numéros présentée comme disponible. Il faut pourtant savoir comment chaque contact est arrivé dans le processus, pour quelle finalité et avec quelles informations associées. Une simple colonne « oui » ne décrit pas nécessairement le contexte dans lequel un choix a été exprimé.

Les responsables peuvent demander une présentation du parcours réel : formulaire, information affichée, action de la personne, enregistrement du choix et transmission au logiciel de campagne. Cette description permet de soumettre les points incertains aux interlocuteurs compétents.

Le but n’est pas de demander aux commerciaux de trancher seuls des questions juridiques au téléphone. Il est de préparer un dispositif clair avant les appels, avec des réponses documentées et une procédure de remontée lorsqu’un cas ne correspond pas au scénario prévu.

Le retrait d’un choix doit être suivi jusqu’au bout

Dans une organisation utilisant plusieurs outils, une demande peut être enregistrée dans un service puis oubliée dans un autre. Le fichier transmis à un prestataire peut aussi être une copie devenue ancienne. Ces scénarios doivent être examinés pour éviter qu’un contact réapparaisse à la prochaine campagne.

Une vérification utile consiste à suivre un cas fictif de bout en bout : où la demande est-elle reçue, qui la traite, quels outils sont mis à jour et quelle trace permet de comprendre l’opération ? Les données de test doivent être choisies pour ne pas exposer inutilement de vraies coordonnées.

Notre dossier sur la manière de préparer une campagne de réactivation traite déjà de la qualité du ciblage. Le rappel de la CNIL ajoute une question incontournable : un contact inactif ne devient pas automatiquement un contact à solliciter.

Les indicateurs commerciaux doivent conserver le contexte

Un objectif de volume peut pousser à considérer toute suppression ou exclusion comme une perte de potentiel. Cette lecture est trop courte. Une base mieux qualifiée peut être plus facile à piloter, même si son nombre de lignes diminue. Il faut pouvoir expliquer ce qui reste réellement mobilisable pour l’opération envisagée.

Le suivi ne devrait donc pas confondre appels préparés, appels effectués, échanges pertinents et résultats commerciaux. Les motifs d’exclusion et les questions non résolues peuvent être suivis séparément, sans chercher à les dissimuler pour préserver un indicateur flatteur.

Notre article sur le suivi des appels et des demandes de devis aide à relier les opérations à leur utilité. Un bon tableau doit permettre de comprendre le parcours, pas seulement de compter l’activité téléphonique.

Une revue à faire avant les prochains envois aux prestataires

La rediffusion officielle fournit une base pour réunir les personnes chargées du fichier, des outils, du juridique et des opérations. Chacun doit pouvoir décrire sa partie du dispositif et identifier les points qui demandent une réponse complémentaire.

Avant de lancer une campagne de novembre, les décisions utiles portent donc sur les contacts effectivement mobilisables, les responsabilités et le traitement des demandes. Le script d’appel vient ensuite. C’est l’ensemble du parcours qui doit être compréhensible, y compris lorsque l’entreprise confie une partie des opérations à un partenaire.

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À propos de l’auteur

Nadia Battachi

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